Mar 182017
 

L’association Air Evènement de Chamoux-sur-Gelon et le comité de pilotage Coupe du monde 2017 recherchent des bénévoles pour organiser la manche de la coupe du monde de parapente PWCA en Coeur de Savoie 73 (Chamousset).

Les infos et le mail pour vous inscrire : airevenement.benevolat@gmail.com

Date : du Samedi 20 Mai au Samedi 27 Mai 2017

(8 jours d’événements donc 7 manches sportives si la météo nous est favorable).

La base de vie sera à la Ferme des Gabelins Chamousset 73 390

L’événement se compose de deux volets :

Un volet sportif.

Un volet animation (l’objectif faire vivre cet évènement au grand public (on attend 1000 personnes jours).

 

https://www.youtube.com/playlist?list=PLtEMXjmeRIDa1BpfuBVbGRM0iUHH1-59

 

QUE FAUT-IL FAIRE ?

 

AVANT ET APRÈS :

MONTAGE ET DÉMONTAGE DE LA BASE DE VIE le 18/19 mai et le 28 et 29 mai. (Le repas sera pris à la Taverne de l’arc ou à la base de vie.

 

PENDANT :

Distribution des paniers repas

Accueil des pilotes,

Conducteur de navettes 9 places. On roulera sur les départements 38 73 et 74.

Mise en valeur des partenaires sur le décollage. (Pose des bannières oriflamme).

Accueil et aide au stationnement.

Aide pour réguler les personnes qui souhaitent faire un baptême en montgolfière.

Atelier jeux en bois / Buvette.

Pour info chaque navette et chaque pilote seront équipées d’un « trackeur » permettant de localiser en temps réel la navette des pilotes à récupérer.

Il y aura de nombreuses animations à destination du grand public :

http://vollibre.tourisme.coeurdesavoie.fr/fr/pwc2017/programmeetanimations

 

Chaque bénévole se verra offrir un repas le midi, ainsi que deux boissons par jour.

 

Ceux qui nous aideront toute la semaine, auront droit:

2 t-shirt, identiques à ceux offerts aux pilotes avec en + la mention « staff » et de couleur différente.

repas pour les soirées festives.

une batterie externe pour téléphone.

Notre volonté de valoriser les bénévoles est une priorité. Merci de votre lecture et au plaisir de vous voir à cette belle aventure humaine et sportive.

Pour toutes questions n’hésitez pas, nous avons besoin de vous !

Gestion des Bénévoles : William Roéa 07 61 12 06 84

ou par mail

airevenement.benevolat@gmail.com

www.vollibre.coeurdesavoie.fr

https://www.facebook.com/pwc2017.coeurdesavoie.fr/
https://www.youtube.com/playlist?list=PLtEMXjmeR-IDa1BpfuBVbGRM0iUHH1-59

 Publié par à 10 h 13 min
Fév 132017
 

Benoit Bron, 29 ans,

moniteur de ski, parapentiste acrobate,
a été emporté par une avalanche à Val des Prés près de Briançon, alors qu’il était parti randonner à ski avec deux amis.

Nous pensons fort à sa famille et ses amis proches.

 

 

©Laurent Merle – Photo ci-dessous prise lors des championnats de France d’acro à Roquebrune-Cap-Martin.

 

Jan 312017
 

La Grande traversée

Nous avons reçu de Jean-Yves Fredrikssen cette émouvante lettre, écrite à l’issue d’une grande traversée de l’Himalaya en parapente bivouac du Tadjikistan à la Birmanie…

4 mois, 4 mois loin de la maison, des amis, de la famille, 4 mois à tenter une traversée inédite de l’intégralité de l’Himalaya à pied et en parapente avec mon violon. C’est une éternité, une vie, une histoire sans fin. Soudain, en tapant ces mots, j’ai le vertige. Mais qu’est-ce qui m’a pris ? Dans quel état me suis-je mis pour tenir ? Continuer ? Rentrer ? J’ai tout mémorisé, écrit, filmé. J’ai des amis tout au long du chemin des montagnes de l’Himalaya. De vrais amis. Des amis qui ont senti ma solitude et compris mon projet insensé. Ils m’ont adopté le temps d’une rencontre, d’une nuit ou d’un coup de pompe.

J’en ai bavé, j’ai morflé. Au Tadjikistan, j’errais et hésitais à prendre le départ. Mon ami Komil m’a
recueilli 5 jours dans sa famille.  Quelques jours plus tard, j’ai entendu siffler les balles. Interrogé 4 jours durant par les services secrets, « Brakfin », mon enquêteur, toujours septique de mon innocence, m’a aidé à quitter le pays, libre.

Au Pakistan, mes vieux copains Ishaq et Shafqat de Karimabad ont ressenti mon mal être. A coup de rigolades et de gâteaux aux noix, d’huile d’abricots, de fraises des bois, ils m’ont aidé à recharger les batteries. Lorsque les violents vents d’altitude se sont essoufflés, il en a fallu de l’énergie pour traverser le Pakistan en à peine 6 jours, de la frontière Chinoise aux portes d’Islamabad, en longeant les K2, Rakaposhi et Nanga Parbat, en survolant le Kohistan.

En Inde, alors que des vautours collaient leur ventre au dos de mon parapente quelques heures plus tôt, un Chaman hindou et ses 13 disciples m’ont exorcisé des démons du ciel et de la montagne. Durant 2 jours d’orages violents, mes compagnons m’ont soigné et nourri de la chèvre sacrifiée dans une grotte sous une  grosse pierre surplombante.

Au Népal, après avoir rejoint ma chérie et nos deux filles, nous sommes retournés à Tuman et Naghtali. C’était un an tout juste après le tremblement de terre. Nos amis nous ont sauté au cou. Les villageois, vêtus de notre collecte, de nos dons, me saluaient respectueusement. L’eau potable coule dans chaque quartier. Alors que les larmes de la fierté et du bonheur d’avoir su aider coulaient sur
mes joues, Tsering, Karmoo, Pasang et Nima nous installaient chez eux avec la plus belle des sincérités. Après cette pause familiale indispensable, j’ai repris mon aventure.

Au Dolpo, j’ai quitté Gagan Kali, Lal et la petite Disti dans cette formidable région que je rêvais de découvrir, la tête dans les nuages par tant de gentillesse et de beauté, je me suis écrasé. Mon parapente s’est fermé, brutalement, j’ai chuté au sol. Volant trop proche de la falaise, une violente
bourrasque a failli m’envoyer dans les étoiles. J’étais choqué, terrorisé sur le flanc d’une montagne abrupte. Après 2 heures d’errance, ne sachant trop si je vivais la réalité, le rêve d’être indemne ou
un cauchemar d’être pris au piège de l’Himalaya, il a fallu redécoller sur une niche herbeuse face au vide, une unique issue par les airs.

Au Sikkim, j’ai rejoint John Anthoney, un ami facebook et pilote. Il avait suivi mes 3 mois d’aventure à travers son Himalaya. Avec Munna, sa compagne, il m’a accueilli chez lui alors que j’avais la peau sur les os. La fin de la traversée du Népal m’avait lessivé. Les vents de l’hiver se sont levés, les thermiques estompés, j’ai perdu 15 kg. 5 jours plus tard, je reprends le chemin des airs pour traverser son merveilleux petit pays.

Enfin, j’arrive dans le dernier pays traversé par l’Himalaya : L’Arunachal Pradesh. Les glaciers et les hautes cimes enneigées sont là, juste au nord et à portée de mains. Les habitants mangent des chenilles et des insectes. Je vole au-dessus de la jungle, j’entends crier les singes et les oiseaux. Les décos sont rares, les thermiques aussi. Je suis loin, très loin de ma maison. Ma tête est pleine, trop pleine. A Sepa, Gourishakar, son épouse et ses trois filles prennent soin de moi, je suis au bout du rouleau.

Comme vous avez été gentils avec moi les amis de l’Himalaya ! Quelle que soit votre terre natale, votre religion, vous, gens de l’Himalaya n’êtes jamais pressés lorsqu’un étranger pointe son nez. Vous et vos montagnes m’avez fait oublier les chiffres, les distances, les « plafs » et les altitudes ! Merci.
Jean-Yves Fredrikssen jfredrik@free.fr

DCIM102GOPRO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Images : parabondance.blog.free.fr)

Jan 302017
 

Huit personnes d’horizons différents à bord d’un bateau sillonnant les îles Croates. Une réflexion : comment concilier développement touristique durable et pratiques sportives de nature ? Le projet est porté par l’association Expé2M, au total 500 km de navigation entre les îles Dalmates à la recherche des spots de Croatie.

Un équipage hétéroclite, un programme chargé, ponctué de rencontres et de sports de nature.

On charge à bord : parapente, paddle, équipement d’escalade, windsurf, kitesurf et matériel de plongée. Et c’est le départ pour une belle aventure humaine!

Nous souhaitons mettre en avant un tourisme durable, à la recherche du moindre impact. Mais nous ne voulons pas entrer dans un extrême utopiste. Nous choisissons donc de profiter pleinement de notre séjour, tout en essayant au maximum de ne pas laisser de trace après notre passage. À bord les débats fusent, entre réalisme et utopie, la place optimum de l’homme dans la nature reste difficile à trouver. D’un côté nos envies humaines, de l’autre nos impacts sur la nature.

Chacun de nous à ses propres curiosités… Lorsque Adrien remonte d’une plongée, il est comme un dingue après avoir vu des juvéniles de Mérou. François lorgne toutes les îles traversées pour chercher le secret spot de parapente (la navigation laisse le temps d’observer les îles et d’en deviner les possibilités de vol). Avec nos voiles (Skywalk Spice et X-Alps) nous regagnons la terre avec des paddles et c’est vraiment sympa !

La végétation, le terrain rocheux agressif, ne nous ont pas facilité le travail. La météo non plus. Mais l’avantage d’une île, c’est qu’il y a toujours un côté « au vent » ! Si bien que nous arrivons quand même à trouver des décollages possibles à peu près partout. Le bonheur de trouver sur une petite île des thermiques qui nous permettent de monter à plus de 1000 mètres et de découvrir des paysages magnifiques.

Ne pas détériorer la nature par notre pratique sportive est un bel objectif, mais ne soyons pas hypocrites : à coups de navettes et d’aménagement, sans parler de l’impact de la fabrication de nos jouets… nous sommes loin de l’empreinte zéro. Oui, nous souhaitons préserver notre environnement, et non nous ne souhaitons pas pour autant arrêter la vie que nous avons choisie en voyageant et en profitant du parapente. Alors, comment faire ?

Certaines actions sont simples comme ne laisser aucune trace derrière soi, favoriser le co-voiturage. La pratique du « marche et vol » semble une bonne réponse aussi. Mais elle reste un aspect mineur de notre activité.

Dans une équipe aussi hétéroclite, nous avons beaucoup à nous apporter et à partager : navigation, les différents sports, la cuisine crudivore, le comptage des juvéniles de poissons, les rencontres avec les locaux autour de leurs visions du développement local et touristique.

C’était à notre tour de faire partager notre passion pour le parapente. Comme dans tout apprentissage, il y a un début et le leur a été assez magnifique : plage déserte, un petit vent de face, voile Skywalk Tonka 2 pour les premiers essais. Nous avons eu quasi 100% de réussite en gonflage. Un grand plaisir de voir l’équipage aussi heureux de découvrir la sustentation et de s’amuser avec une voile au-dessus de la tête.

Nous ramenons 300 photos belles photos (Ricoh Imaging France nous a fourni un Pentax K-70 qui a la particularité de pouvoir être entièrement utilisé à une main).

Les photos sont sur le site de François Ragolski ou sur Facebook Expe2m.

 Publié par à 22 h 07 min