Août 062016
 

167-AirTour

Jour 2
….
A Croisse-Baulet, je traverse sur Varan, Jerem me communiquant la position des deux échappés, plutôt en difficulté dans l’étroite vallée de Magland. Sur les faces encore tièdes, je reste le plus haut possible, loin au-dessus des brises tempétueuses du fond de vallée, me cachant dans chaque combe pour passer toujours plus au vent sous le massif des Fiz.
Je me retrouve plus loin en soaring, face nord de la Croix de fer, dans un fort flux descendant du col Pelouse. Logiquement ici, le ciel est lavé de ses cumulus, alors qu’une couverture assez dense recouvre les Carroz, signe que le phénomène de vent était local.
Mais pour trouver un déclenchement, je dois me jeter en face sud de l’Arbaron, sous le vent, l’aile danse à nouveau mais je peux passer sur les Carroz, de nouveau protégé du flux de Nord fort.
Je touche au but : débouchant sur l’arête, j’aperçois maintenant la Bourgeoise, TP3, dans la belle vallée de Samoëns. Ben et Martin étant posés, j’ai les plus belles cartes en main.
Alors je lâche les chevaux, laissant la Tête des Saix à tribord et fonçant sur la balise. Je n’ai qu’une obsession: retrouver mes potes au Semnoz et finir à St Hil’ ce soir (TP6, passage obligatoire à pieds). Mais je dois d’abord m’extraire de la vallée de Samoëns et d’une brise bien énervée !
Je choisis un passage par le col du Chatillon pour rejoindre Agy. Mais au milieu de la transition, je bute sur un écran de vent… Tout mais pas ça ! C’est encore à mon débattement d’accélérateur que je dois mon salut, et c’est dans un thermique des plus chimiques que je me fais sortir au col, dans le sillage d’Orchez. Jerem, posté à Cluses, me demande des nouvelles insistantes à la radio, ayant senti le plan compliqué à travers le live tracking. Je n’ai pu le rassurer qu’à la fin de mon rodéo.
Jerem me donne les dernières infos, notamment le re-décollage de Benoît, alors que je fila dans la vallée du Reposoir. Me voilà dans mon jardin ! Au loin, le massif des Bornes fume et je lis déjà les longues lignes de confluence sillonnant les vallées avec ce vent soutenu. J’ai hâte de m’y réfugier, luttant encore dans une petite stabilité de bordure de massif.

Je bascule au col des Annes, à l’attaque de TP4, le sommet du Lachat du Grand Bornand. Et c’est dans un thermique me menant à 2600m que je franchis la balise, filant maintenant à plus de 60 km/h vers TP5. En bas, Jerem ne peut plus tenir la cadence sur des routes trop tordues, alors qu’en l’air je trace maintenant de grandes lignes droites.
Le dantesque thermique de sillage du Lachat de Thônes m’envoie valser à 6m/s alors que j’explose de joie de retrouver les environs de ma belle Annecy. Haut au-dessus du Parmelan, je profite d’un ciel quasi désert dans une masse d’air un peu ventée et tandis que je traverse à toute allure vers le Semnoz, je vois la brise rider le lac. L’écart avec le reste de la course est maintenant exponentiel, les autres luttant toujours face au vent… sauf Benoît, à mes trousses.
Posé au Semnoz, je suis accueilli par Clem, Louis, Yoann et Jerem qui arrive des routes ingrates. Nous mangeons, nous désaltérons, discutons, échafaudons un plan pour ce soir et demain. Plein de toute cette nouvelle énergie, je décolle de nouveau avec Louis et son Enzo 2. Et c’est à 4m/s que nous sortons du Semnoz pour rejoindre le Colombier. Le vent de nord se fait fortement sentir dans les Bauges et je passe un sale moment dans l’étrave de la Pyramide, jambes repliés, calmant les soubresauts de ma brave voile. A la Buffaz je perds Louis qui néglige un thermique sous le vent qui m’envoie en orbite pour une traversée express de la combe de Savoie vers Brame Farine, à 70km/h. Puis tout se complique à nouveau au St Genis où je recule dans des déclenchements inexploitables.
je n’ai d’autre choix que de lancer le glide final en direction de Lumbin…
Lumbin
Posé à l’atterrissage officiel après ces 170 km de vol, je retrouve Jerem. Quelles options qui s’offrent à nous ? Benoît approche lui aussi… J’attaque donc la montée vers Saint Hil’ à pieds avec deux plans en tête : un glide vers l’Est en direction du Pas de la Coche, ou un glide au Sud direction le Moucherotte…
Le comité d’accueil au sommet me fait chaud au coeur, après cette belle journée. Apparemment personne n’a volé dans le Gresivaudan à cause du vent de nord.
J’accepte un petit verre de Chartreuse, je sens l’alcool traverser mon corps, une sacrée idée, merci les blues !
Benoit arrive. Tactiquement je décide de regarder quelle direction il prend. Nous décollons à 20h pour un dernier glide… vers l’Est. A la faveur d’une meilleure ligne, je poserai sur les hauteurs de Brignoud où je retrouve mon super assistant. Jerem a vraiment fait un énorme boulot… et beaucoup de route !
3h du mat’, la douleur à l’adducteur me réveille, j’ai peur pour la suite…

Jour 3
M’élançant à l’ouverture de la course le mardi matin, je sens heureusement l’adducteur se réchauffer, la douleur s’en va. Un peu de goudron en musique jusqu’aux pentes de Belledonne. Jerem me route et m’attend aux carrefours importants, Iphigénie toujours allumé sur mon smartphone pour ne pas manquer un raccourci…
Bientôt j’attaque les 1000m secs en direction des faces Est. Magnifique marche dans les alpages baignés de soleil, au milieu des cours d’eau. La musique m’emporte loin, j’oublie l’effort et débouche face à l’Oisans, sur les majestueuses faces Est de Belledonne. Rencontre avec Antoine Boisselier, à l’affût de notre arrivée pour sa vidéo.

Ben déboule et nous décollons ensemble vers 10h30, dans une masse d’air stable.
La bataille commence, stabilo dans les cathédrales rocheuses pour profiter des moindres mouvements ascendants jusqu’à Bourg d’Oisans, avec un moment peu confortable sur la face Est du Grand Galbert, placé sous un fort vent de Sud-Ouest, puis un soaring mystique sur le plateau du Taillefer, avec tous ses petits lacs scintillants… J’étais hors du temps et au-delà de la matérialité restrictive de la vie terrestre. Mais la réalité se rappela à moi ! Que faire ?
Continuer sur les face Est déchiquetées par le vent ? Ou poser pour redécoller au vent en face Ouest, du côté de l’Alpe du Grand Serre ? Je décide d’aller poser vers les Chalets de Poursollet… Erreur : je suis totalement sous le vent. Les rafales secouent la végétation et bientôt j’entre dans des turbulences d’une force inouïe. Je sens mon esprit basculer en mode survie.
D’instinct je me mets en 360 engagé pour tenter de me rapprocher du sol. Une turbulence me fait sortir de ma spirale, avec un shoot gargantuesque derrière. Je temporise et reprends ma spirale dans cette masse d’air en furie. Puis tant bien que mal je m’aligne au-dessus d’un terrain criblé de pierres et pose sans mal au milieu d’un vent devenu fou.
Je rassure aussitôt l’organisation qui a tout suivi depuis le tracking, puis Jerem pour établir le plan de route au téléphone. Je plie et quitte ce piège sournois.
En marchant, je songe à ce que représente l’engagement physique dans ces courses.
Mais il ne faut pas que j’oublie Benoît, mon adversaire préféré qui a de nouveau décollé des faces Est maintenant allumées… Il va prendre le large ! J’augmente le rythme et
débouche enfin au sommet de l’Alpe du Grand Serre, le coeur battant la chamade. Je prépare vite la voile et me lance à la poursuite de Ben.
En face sud du Taillefer un thermique surpuissant me colle au fond de ma Strike. En radio, Jerem m’informe que Benoît approche de TP7, le Chatel. Je glisse sur les sommets rocailleux du Valbonnais dans un superbe ciel pavé de cumulus. Au Coiro, une rapide montée au plafond à 3300m m’ouvre la transition sur le Chatel, à 15 km, d’où Benoît vient de repartir. C’est la course.
J’arrive au Chatel, sur le magnifique massif de l’Obiou. Mais le temps n’est pas à la contemplation. Faire le tour par le col de Lus est risqué. Je suis donc les traces de Benoît que j’aperçois maintenant sur le Sénépy. Mais je tombe du ciel, forcé de me réfugier dans la combe Sud peu pentue pour survivre… J’y passe de longues, très longues minutes, utilisant toute ma palette technique pour ne pas rejoindre la fournaise de fond de vallée. Dans le silence pesant de la radio, je sens la tension de Jerem, probablement déjà en train d’échafauder un plan en cas de posé. Je m’engouffre tout au fond de la combe, trouvant un appui dans le venturi. Étonnamment, le flux remonte aussi la face Est, j’en profite pour m’y appuyer, cheminant, tous sens en éveil, le long des arbres, dans l’espoir de repasser en Ouest à cette heure déjà avancée. Et ça fonctionne !

Benoît, lui, a quitté les lieux mais le dynamique me happe de nouveau et il y a des cumulus bien plus haut. Je devine qu’ils sont le fruit d’une confluence entre le retour que je viens d’exploiter et la brise descendant de Grenoble. J’entreprends patiemment de percer l’inversion et finis par entrer au coeur de l’ascendance qui m’envoie rejoindre les barbules à 2700m. Et bientôt je survole Ben en train de marcher en vallée ! J’exulte. Et si je pouvais passer la grande barrière géographique des faces Est du Vercors en direction de TP8 ? J’essaye chaque avant-relief dans l’espoir de sortir des basses couches, me jetant sous le vent dans les faces Ouest du Serpaton, puis les suivantes… et les suivantes.
Mais finalement je me pose dans un champ et la fatigue finit de m’effondrer. Je vois déjà la journée de demain trop ventée et mon échec à pieds face à Benoît…

Coup de moins bien avec Jerem qui m’a rejoint… jusqu’au coup de fil de Joël Fabre qui nous rassure sur le lendemain… et nous sort de notre erreur monumentale. Et nous repartons illico en direction du Pas de la Balme, pour tenter de placer un point le plus haut possible avant l’arrêt de la course.
Jerem ouvre la voie à mon corps endolori. Je me concentre pour suivre ses pas et arriver à bout de ce sprint de 1000m de dénivelé. Nous débouchons au col 2 minutes avant la fin de course ! Je me laisse tomber, mes jambes accusant les 3000m de dénivelé positif de la journée.

Inimaginable de redescendre les 1000m pour rejoindre le van et les remonter demain matin avant le début de la course. Je bivouaque donc ici. Bivouaquer c’est bien, bivouaquer équipé c’est mieux ! Nous prenons conscience de notre manque de préparation ! Jerem m’abandonne, la mort dans l’âme.
J’absorbe les quelques graines et 20 cl d’eau que j’ai sur moi. J’enlève mon t-shirt humide et m’enroule dans ma voile, contemplant le coucher de soleil et les bouquetins jouant dans les falaises.

Moment de poésie sous les étoiles… vite transformé en cauchemar ! Car le froid vient me caresser à travers le tissu de ma voile trop légère, j’ai soif et faim et je glisse dans la pente ! Un coup de fil de Gaëtan vient égayer ma soirée : il viendra me rejoindre vers 5h30 du matin. Cela m’aide à tenir… sans fermer l’oeil, à même le sol, frissonnant constamment, sentant le froid terrasser mon adducteur douloureux. Les minutes deviennent des heures.

A 5h du mat’, torse nu sous ma couverture de survie, j’entreprends de marcher autour de mon campement de fortune pour réchauffer mon adducteur quand je vois arriver Gaet, sa bonne humeur, son réchaud, sa doudoune. Le thé, l’assiette de semoules, les gâteaux, la compote. Il me sauve !

Jour 4
Il m’accompagne pour un décollage sous la Tête des Chaudières, pour un plané sous haute tension à l’orée de ce qui devait être la dernière journée, pour en découdre avec Benoit maintenant détaché devant.
Je survole maintenant le plateau du Vercors, sans options de posé. Mais impossible de passer sur le plateau d’Herbouilly, obligé de poser sous la balise et de remonter les 500m de dénivelé au pas de course !
C’est Jerem qui me redonne le moral en m’aiguillant rapidement sur les bons chemins pour regagner Corrençon. Le temps nous est compté. Je cours les 10 km qui me séparent de la petite station en serrant les dents dans les descentes sous l’effet de la douleur.
Quelques minutes de repos à Corrençon, et nous repartons, avec Gaet, vers le Pas de la Balme pour redécoller, alors que Benoît arrive au sommet du Cornafion, plus au sud.
Mais dès le début de la montée, l’énergie me quitte : cette nuit cauchemardesque m’a usé.

Gaëtan réussit à me faire avancer en me donnant un rythme que je peux encore suivre mais je n’en peux plus, mon corps demande grâce.
Nous débouchons enfin au Pas de la Balme, alors que Benoît est déjà en l’air vers le Moucherotte et la victoire. Gaet joue son rôle de rédempteur à merveille, préparant mon matériel pendant que je reprends quelques forces.
Me revoilà en l’air, dans mon élément où beaucoup de choses me sont devenues naturelles. Malgré la fatigue, je suis performant. Poussé par un fort vent de sud, je ne perds pas de temps à enrouler. Au loin, le Gresivaudan baigne dans une inversion massive, qui me redonne espoir en mes chances.
Duel final
Arrivé à la pointe nord du Vercors, j’entame une longue spirale vers le plafond en vue de la traversée de Grenoble. Avec le Sud-Ouest en altitude, le plafond est double et je prends le temps de monter au vent du nuage en escaliers. A 2700m, je ne pense plus qu’à un truc : tracer la route. Jerem m’a informé que Benoît est parti beaucoup plus bas et passe maintenant par le chemin classique du St Eynard, sous l’inversion. L’idée de passer à l’intérieur du massif me devient évidente. Je traverse Grenoble à 70 km/h, laissant mon aile flotter en direction de Chamechaude. Benoît vient de poser sur le plateau et entame 1000 mètres de montée à pieds vers la fin des points temps, à la Dent de Crolles.
Je passe au-dessus de l’Ecoutoux sans m’y arrêter, voyant les arbres furieusement agités sur la proue sud de Chamechaude. J’entre dans une ondulation du vent qui m’emmène vers le sommet, reculant dans les rafales, dans un air incroyablement laminaire. Je le savais, c’était presque fait…
Je me laisse glisser au vent du Bec Charvet, fais quelques tours et lance un dernier glide rageur vers la Dent de Crolles, voyant les herbes et les arbres secoués par le vent. Ben marche au pied de la pente…

Classement final
Les 7 premiers ont atteint le goal
1. Maxime Pinot (Skywalk Poison Xalps),
2. Benoit Outters (Ozone LM5), 3. Nicolas Guihard (Ozone LM6), 4. Henri Montel (Niviuk Peak 3 Xalps), 5. Bertrand Chol (Gin GTO2), 6. Samuel Vurpillot (Nova Triton light), 7. Jordan Revel (Skywalk Poison xalps), 8. Daniel Perger (Ozone LM5), 9. Julien Serre (Skywalk Xalps), 10 Stephane Garin (Gin GTO2).
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 Publié par à 16 h 26 min
Mai 122016
 

Enfin un Marche et Vol cathurige !
Conditions météorologiques et aérologiques exigeantes ce samedi 7 mai. Vent d’Est modéré. La Jambon’s Fly 2016 est maintenue. Elle s’est même magnifiquement déroulée ! Une belle réussite pour Frédéric NABET, directeur et vainqueur de l’épreuve…
TEXTE : Gaëlle FRANCOIS et Olivier COMBESCOT © Différen’ciel

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Tout commence lors d’une assemblée ordinaire du club haut-alpin Différen’ciel. Frédéric NABET propose un marche et vol festif, au cœur du site classé Natura 2000. Projet adopté à l’unanimité !
J-2. Vent d’Est annoncé. Fred nous demande de réunir le matériel pédagogique pour des jeux de gonflage au sol… Alternative peu réjouissante… Heureusement les prévisions s’améliorent. L’épreuve en vol est maintenue. Inédite ! Avec cette orientation du vent, il faut trouver de nouveaux cheminements.
J-1. Briefing et apéro. Ambiance très conviviale. Public captivé par le règlement. Il y a en effet de nombreux points de bonus à gagner ! Sont notamment pris en considération, quantité de balises effectuées en vol parfois bonifiées à pied, déguisement, ou encore question « phosphore » portant sur la conférence qui va suivre. Aucun chronométrage. Horaire de retour à respecter sous peine d’important malus et un magnifique jambon à gagner ! Il fait référence au site phare du marche et vol cathurige, situé au pied du Piolit, en forme de jambon.
Animée par Agnès VIVAT, Chargée de mission environnement en poste à la Mairie de Chorges, et Michel BOUCHE, Technicien du patrimoine au Parc National des Écrins, la conférence sur les rapaces et le vol  libre commence. On y découvre le caractère supra prédateur de l’aigle royal, la fragilité des zones de nidifications du gypaète barbu, ou encore les capacités physiques improbables du vautour fauve, capable de remonter 200 m de dénivelé à pied ! Jacky BOUVARD, Adjoint au DTN et référent du Parc National des Ecrins au sein de la FFVL, souligne la qualité du partenariat avec ce parc ainsi que tous ses acteurs. Il informe les libéristes qu’il est possible de déclarer sur le site Internet de la FFVL « http://federation.ffvl.fr/actus/observation-des-rapaces-en-vol-fiche-compl-ter », leur rencontre avec un rapace dans le cadre de leur pratique.
Bien informés, nous filons rapidement nous coucher, la journée de demain s’annonce longue… très longue !
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Jour J. 6h30 du matin. 30 hurluberlus sont prêts à en découdre ! Départ de l’atterrissage, traversée du village, l’ascension débute. Routes, chemins puis sentiers. Le groupe s’effiloche. Même sans chronomètre, il ne faut pas traîner pour faire un maximum de balises et surtout respecter l’horaire de retour.
8h 30. Balise des Chirouzes, la plus basse. Elle est située 600 m au dessus de Chorges. Le vent d’Est est soutenu, mais déjà bonus « premiers décollages » pour quelques pilotes, validé par un plouf de… 40 m !
Enfin ! Au milieu des alpages les choses sérieuses commencent. Balise du « ballon » validée à pied. Le groupe de tête fonce vers le fameux site des « Jambons ». Il espère s’épargner une montée fastidieuse et y décoller pour raccrocher le Piolit, altitude 2460 m. Les conditions en décident tout autrement. Vent toujours aussi fort, annoncé faiblissant. Poursuite à pied. Ce serait l’ultime ascension…
Au sommet avec Gaëlle, l’ambiance est ventée et digne d’un sommet népalais. Forts de notre récente expérience herzégovienne en vélo et parapente, l’idée de s’échapper en biplace par les airs est séduisante. Sous ce Yéti 38, nous pensons pouvoir rapidement dégager le décollage. L’aile est étalée sur un névé accueillant situé juste sous le sommet et bien orienté. Mise en vol musclée, mais rien d’inquiétant, cap sur le col de la Gardette ! Mais très vite les choses changent et nous sommes contrés. Posés détrimés et scotchés en alpage, la situation est peu confortable, sous le vent des Aiguilles de Chabrières. Le moral des troupes n’en est absolument pas affecté ! Trop heureux d’avoir distancé les autres concurrents, nous remballons en quatrième vitesse. Direction, au pas de course s’il vous plaît, la prochaine balise !
Une dizaine de minutes plus tard. Un grand tahitien surgi. C’est Olivier PEYRE, un autre cyclo libériste de notre espèce. Il fait des signes et court pour nous rattraper après avoir effectué le même vol que nous. Lui aussi semble enthousiaste par l’écart qu’il vient de prendre avec le groupe de tête.
Stratégie commune pour tous les 3, jusqu’au col de la Gardette. Mince ! 30 km/h de vent arrière c’est beaucoup… Décollage trop risqué. Prudence et patience, du « Ballon », il sera peut être possible de se mettre en l’air si la brise d’ouest annoncée daigne arriver un jour !
Soudain…, une voile nous nargue. Fred est en vol et cela va faire mal ! Il s’est échappé des « Jambons » et valide par la voie des airs la plupart des balises que les autres pilotes essaient désespérément de rejoindre à pied ! Lorsqu’il annonce en radio qu’il est posé juste à côté de Colombis, de l’autre côté de la vallée, tout le monde réalise qu’il vient de prendre 500 points de bonus, sans trop se fatiguer ! Il s’offre même le luxe d’en décoller et de poser dans la cible à Chorges après une longue transition…
De notre côté, descente à pied. Ouf ! Les conditions s’améliorent un peu. Nous quittons la trace du « tahitien » parti pour la Bâtie à pied faute de parvenir à décoller du « Ballon ». Les Chirouzes. Seconde délivrance imminente ! Beau vol avec petite extraction. Evolutions difficiles. Le vent n’a que très peu faibli. Garder la tête froide, assurer à notre tour la cible de l’atterrissage de Chorges pour décrocher le bonus de 200 pts.
Pari réussi ! Malheureusement l’heure tourne, il reste à peine 2 heures. C’est insuffisant pour rejoindre Colombis, surtout si nous ne parvenions pas à en décoller. Stop ! Risque malus lié à l’horaire de retour trop important. Calcul des bonus accumulés. Trop contents, nous sommes « dans le match » !!!
18h 30. Après l’effort, près de 2000 m à pied tout de même, le réconfort ! Remise des récompenses, tirage au sort des lots et surtout barbecue. Fred est premier, à lui le jambon ! En plus d’être vainqueur, c’est un remarquable organisateur. Félicitations également à Yves Bernard membre actif du club. Excellent pilote, mais aussi marcheur, il occupe la 3ème place !
Merci à Gérard VIOLA, Président du Club et toute son équipe, ainsi qu’aux partenaires qui ont soutenu l’événement, Commune de Chorges, Sup’Air, Carnets d’Aventures, Wind’s Riders, Intermarché et le GAEC Les Jardins de Chabrières.
Clowns, marcheurs et pilotes, on vous attend de pied ferme pour la prochaine édition !
Classement :
1. Fred NABET 3550 pts

2. Biplace, Gaëlle FRANCOIS / Olivier COMBESCOT 2650 pts
3. Yves BERNARD 2250 pts
4. Anthony KOMARNICKI 2200 pts
5. Jean-Christophe GATTUS 2150 pts
6. Olivier PEYRE 2150 pts
7. Sébastien CHAUVIN 2050 pts
8. Nicolas PONS 2000 pts
9. Antoine GIRAUDEAU 1950 pts
10. Samuel DELEFLISE 1950 pts
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Mai 022016
 

… et sûrement le nouveau record de France de distance en parapente. (En attente de validation). Parti du site des Deux Amants près de Rouen, Martin se pose au coucher du soleil… aux alentours de Limoges ! Bravo Martin.

 Publié par à 11 h 18 min
Fév 252016
 

La ligue de vol libre d’Aquitaine organise en collaboration avec le Comité Régional Olympique et Sportif d’Aquitaine (CROS) une projection gratuite et ouverte à tous de quatre films d’aventure et de sports extrêmes, le samedi 5 mars 2016, à 14h00 à la Maison régionale des sports à Talence.

Des films récompensés
Soutenue par le CROS d’Aquitaine, la ligue de vol libre d’Aquitaine projette quatre films primés lors de la célèbre Coupe Icare 2015 du parapente et des sports aériens, grâce à leur qualité, leur émotion, leur esthétique ou parfois leur humour. Festival International du Film de Vol Libre et des sports aériens, la Coupe Icare récompense chaque année plusieurs films de vol libre parmi plus de 20 productions soumises à un jury de professionnels.

Une projection ouverte à tous
Petits et grands, amateurs de sports de glisse, sports aériens, parapente ou montagne extrême pourront découvrir cette projection gratuitement le samedi 5 mars à 14h00, au sein de l’amphithéâtre « Tony Estanguet » de la nouvelle Maison régionale des sports à Talence.

Des moments intenses dans le monde du vol libre
Les participants pourront revivre la performance de Bertrand Picard et l’avion Solar Impulse dans son tour du monde à l’énergie solaire avec le film « BERTRAND PICCARD, LATRAJECTOIRE ET L’ALTITUDE ». Ils pourront suivre l’aventure de cinq alpinistes parapentistes dans le Caucase avec « BAZARI AR ARI ». Enfin, le public pourra découvrir les cascades incroyables des Flying Frenchies dans « RETOUR AUX FJORDS » ou encore l’exploit d’un parapentiste dans l’Himalaya Pakistanais dans « SUSPENTES ET CORDES DE VIOLON AU PAKISTAN ».

Une projection rythmée par des échanges
A l’issue de cette projection, le public pourra échanger avec des représentants des clubs et écoles de vol libre de la région.

Si vous souhaitez recevoir des images de vol libre ou davantage d’informations sur l’événement, merci de contacter Didier Bouquillard (didierbouquillard@gmail.com)