Traversée de l’Atlas

 

Saute Montagnes….

Traversée de l’Atlas en vol bivouac. Du 02 au 16 Mai 2013.

02 Mai, 18H. Voilà 8H que nous marchons dans l’arrière pays d’Agadir : nous stoppons. Nous recherchions d’abord un hypothétique décollage, puis, résignés, avons avancé sur une petite route en direction de l’Est. Le matin même nous étions les pieds dans l’eau sur la plage d’Agadir. Après un solide petit déjeuner, nous sommes partis, remontés comme des pendules, pour tenter de traverser l’Atlas en vol bivouac en autonomie et sans assistance mécanique.

Ce projet, nous le murissons depuis de nombreux mois, et c’est aujourd’hui qu’il démarre. Nous avons peine à le croire. Désormais, il n’appartient qu’à nous d’en faire une réussite.

Après ces longues heures de marche, sacs énormes sur le dos (trop d’eau, trop de bouffe), notre enthousiasme s’est quelque peu émoussé. Fatigués, nous montons notre bivouac aux abords d’un minuscule village après avoir trouvé un endroit un peu abrité du fort vent de Nord Ouest ayant anéanti toute velléité de voler pour les deux premiers jours. Nous souhaitons traverser le massif en passant au plus près de la ligne de crête, en survolant si possible les trois sommets phares du massif (Toubkal 4167m; M’Goun 4065m; Ayachi 3757m). Quatre jours de marche mettront notre motivation à rude épreuve dès le début du voyage.

15 jours plus tard, 550km plus à l’Est, dans un hôtel de la ville de Rich, nous reposons nos corps épuisés par un somptueux voyage en pays Berbère…

Marche

Au total, huit jours 100% marche, sur 14 de vol bivouac. Epuisant ! Entre 25 et 35 km par jour plus le dénivelé. Nous sommes partis peu entrainés … Dès le deuxième jour, ampoules monstrueuses, tendinites, maux de dos sont apparus. Ils sont vite devenus un calvaire, insupportable à la fin. Même les jours de vol, nous marchions pour trouver un décollage ou un lieu de bivouac entre 500 et 1200m de dénivelé. On ne le dira jamais assez, mais le choix des chaussures est vraiment très important. J’ai failli abandonner au quatrième jour à cause de pieds remplis d’une quinzaine d’ampoules. Nico, de son coté, n’avait rien !

Chaleur Humaine

Il est des gens comme de leur pays, lumineux et tranquilles, affichant un sourire et un regard pétillant comme un pied de nez à la rudesse de leurs conditions de vies. L’accueil légendaire du peuple Amazigh, littéralement « peuple libre » (Berbères) a bien des fois réchauffé nos âmes et nos cœurs après de longues journées de marche ou de grosses frayeurs en l’air.

  • Il y a d’abord eu Hussein, au deuxième jour de marche, qui stoppe sa mobylette pour nous saluer. Il est 13H30 et il tient à nous inviter à manger. Problème, sa maison est dans la direction opposée à notre route. Qu’à cela ne tienne, il nous fait comprendre de continuer et qu’il va revenir. En effet, après 2H de marche en bord de route, nous voyons notre ami garer sa pétoire à notre hauteur. Il avait un gros plat bien calé entre ses pieds. Il nous installe à l’ombre d’un Arganier (arbre produisant les graines servant à l’huile d’Argan, il ne pousse qu’entre Agadir et Taroudant). Il découvre un merveilleux Tajine que nous ne pouvons refuser. Nous repartons une demie heure plus tard, repus et hallucinés par autant de générosité.
  • Abdi, qui nous a aidé à traverser l’autoroute à Amskroud et qui a marché avec nous pendant plus d’une heure pour nous aider à trouver la piste à moitié effacée par les récents travaux (de la fameuse autoroute) ; ceci après avoir passé la soirée, le repas et la nuit chez son ami Hussen. La veille, il était fier de nous faire visiter la palmeraie, les champs et le système d’irrigation de son village natal.
  • Deux locaux dont nous n’avons pas retenu les prénoms, rencontrés au milieu de rien alors que nous nous étions perdus à l’entrée de la vallée du SOUSS. Ils nous ont ramené au village (2H de marche) qui n’était pas le leur et nous ont offert un thé au thym des plus réconfortant lors d’une pause à coté d’une minuscule source. Sur le versant en face, un jeune berger jouait un air de flûte pour lui-même ou pour ses chèvres. Sa mélodie s’amplifiait et résonnait dans la vallée et donnait à notre marche une impression d’autre monde. Nos deux amis nous ont déposés à 19H au village où nous avions prévu de dormir. Ils sont repartis, à pied, vers leur maison située à une bonne heure de marche encore.
  • –  Mohamed le berger, rencontré avec 3 de ses amis sur les crêtes du Tizi n’Test. Après nous avoir offert leur thé et leur pain de la journée, il voulait absolument nous emmener chez lui, au fond de la vallée, et tuer une chèvre pour l’occasion. La proposition était alléchante, mais il était hors de question de redescendre. Nous voulions rester en altitude pour être prêts à redécoller le soir ou le lendemain. Nous avons refusé poliment. Mais, si le fort vent de Sud Ouest, qui nous obligeait à marcher sur ces crêtes depuis le matin, n’avait pas faibli brutalement, il aurait fini par gagner. Au lieu de ça, il nous a aidés à déplier nos voiles et nous a regardés nous envoler jusqu’au pied du Toubkal avec des yeux ahuris.
  • Youssef et sa famille nomade vivant sous tente en laine de chameaux à 2800m avec brebis, chèvres, chameaux et rien d’autre. Ils nous ont offert l’hospitalité alors que nous cherchions un endroit pour bivouaquer. Moments aussi inattendus que dépaysant parmi cette famille vivant avec le strict nécessaire. Ce soir là, un morceau de viande gros comme le creux de la main nous est servi comme un trésor. Mauvaise nuit sur sol dur et en pente dans leur tente, petit déjeuner à la semoule mélangée au lait caillé de chèvre. Nous n’avions rien à donner en échange, ils se fichaient de nos dollars …
  • Toutes les fois où, le soir, fatigués ou affaiblis nous demandions à l’épicier s’il savait où l’on pouvait dormir en sachant très bien qu’il n’y avait pas d’auberge dans le village. C’est ainsi que Mohamed nous a recueillis « à la petite cuillère » dans son village près d’Aguim (Tizi n’Tichka) après avoir brulé un Joker en reculant sur les crêtes à 3800m puis en se jetant sous le vent et posant en marche arrière à la suite d’une folle dégringolade sur 1800m de versant Sud. Nous nous sommes échoués dans sa boutique, décomposés. Ce soir là, il ne le savait pas, mais il a fait bien plus que nous offrir gîte et couvert. Nous avions besoin de cette chaleur, de ces échanges pour trouver le courage de repartir le lendemain.
  • Il y a eu les innombrables gamins, moins timides que les grands, de la vallée du SOUSS et jusqu’au Toubkal, qui accueillaient nos atterrissages à grands cris, nous trouvaient de l’eau quand nos gourdes étaient vides et nous chantaient des chansons en Français. Tous nos atterrissages étaient d’ailleurs lieux de rassemblement, parfois jusqu’à 50 personnes. Mais dans les lieux fréquentés par les touristes, les premiers mots des enfants étaient plutôt « stylo » ou « dirham » … Bien moins agréable à entendre surtout après une frayeur ou un vol frustrant.

VOLS

Six jours de vol. Nous n’avons pas eu de chance avec la météo, particulièrement à la fin du séjour. Au matin du cinquième jour, le moral est remonté. Nous entrons dans la vallée du SOUS (au Nord de Taroudant) pour quitter définitivement la plaine stable et surchauffée d’Agadir. Encore 1200m de dénivelé et 15 km de marche pour trouver un décollage. 13H, c’est l’heure de notre premier vrai vol Marocain. Pression pour ne pas faire un tas ! Prises de repères dans ces reliefs inconnus, arides et impressionnants. Les thermiques sont très larges, difficiles à noyauter avec des temps très longs entre deux cycles. Nous sommes enfin au dessus de la crête et partons, à cheval, en direction de l’Est. Notre premier 4000m, en enroulant de concert, est salué par des cris de joie. Enfin nous avançons. Plafond de la journée à 4300m. Nous finissons le vol dans un air calme du soir au dessus des faces Sud Ouest du Tizi n’Test. Quelques arabesques nous permettent de quitter ce doux ascenseur et de poser nos pieds au décollage du Tizi n’test (c’est un site de vol officiel), à 30m de l’auberge du même nom. Heureux d’avoir partagé un beau vol, d’avoir enfin avancé sans marcher et surtout heureux à l’idée d’un bon repas, d’une douche et d’une nuit enfin réparatrice.

Nous avons réussi à voler tous les jours qui ont suivi, parfois tard dans la journée après que le vent ait faibli.

Toubkal

Ce soir, nous bivouaquons à 2300m sur un petit plateau au pied du Toubkal, l’objectif du lendemain. Nous avons trouvé de l’eau en contrebas, une petite brise nous permet de jouer avec nos ailes. On est bien. Le lendemain, 700m de dénivelé pour atteindre le sommet voisin nous réveille tranquillement. Vers 13H, nous enroulons les premiers thermiques timides qui nous poussent doucement vers notre objectif. Décor minéral, vallées profondes, nous sommes intimidés. Premier plafond à 4400m pour moi, Nico n’a pas réussi à prendre le cycle. En l’attendant, je vais me poser sur le sommet voisin, le Djebel Ouanoukrim à 4080m. Le temps de redécoller, il est au plaf et c’est moi qui descends. Du coup, il se pose à son tour sur le même sommet. La spirale recommence ! Je suis à 4600 et Nico redécolle et descend 3500m. Nous sommes complètement à contre temps, la durée entre deux cycles nous fait perdre beaucoup de temps. Cette fois ci, je l’attends. Bingo ! Nous faisons ensemble 4700m puis partons droit sur le Toubkal. Le lac Ifni est splendide, nous survolons le refuge et le sentier serpentant jusqu’au sommet. On hurle notre joie à qui veut l’entendre en refaisant 4600 à la verticale du sommet. A 15H30, nous nous résignons à quitter ces lieux magiques pour continuer notre route vers l’Est poussés par 15 Km/h d’ Ouest au plafond. La suite du vol est complexe, déroutante. Les reliefs sont très hauts (3800m voire plus) mais plats par moments. Nous tachons d’avancer sur le fil de la crête, pas toujours facile. Il nous faut parfois choisir un côté en espérant que ce soit le bon. J’ai même dû me poser sur une crête trop plate à 3850m après avoir basculé du mauvais côté. 200m de marche épuisante, voile en boule, pour rejoindre l’autre côté et redécoller pendant que Nico m’attendait. Les plafonds sont de l’ordre de 4500m, mais vu la hauteur des reliefs, et les fonds de vallée à 2000m, on ne se sent vraiment pas haut. Après un dernier plafond dans un thermique relativement calme, nous poursuivons notre route légèrement poussés par un petit vent d’Ouest. La crête devant nous monte doucement dans notre champ de vision. Plus nous descendons, plus nous devons contrer une dérive Nord Ouest, bizarre … A 100m au dessus des crêtes, à 3800, nous reculons ! Pas le temps de réfléchir, demi -tour et fuite sous le vent sur le versant Sud. Après un gros vrac attendu (dû au passage du rouleau) nous dégringolons les 1800m de face à 70km/h en serrant les fesses. Au fond de la vallée, c’est pire. Nous reculons dans une masse d’air en furie. Posé marche arrière, sous le vent d’une bute pour Nico, roulé boulé, pas de bobo mais un sacré Joker de brulé. Le moral est un peu atteint. 15 minutes plus tard, les rafales atteignaient les 60-70 km/h. Nous comprendrons plus tard que ce phénomène n’est pas rare dans la région du Tizi n’Ticka. Ce sont les brises des versants Nord Ouest qui prennent le dessus à partir de 14-15H et dégringolent les versants Sud en accélérant. Le lendemain, tout était calme. Nous sommes remontés à pied sur le même versant, avons redécollé vers 12H et fait environ 40Km jusqu’à un joli plateau tout vert à 2800m près de Telouet. Posés à 15H avant que les brises ne forcissent.

150Km et 5400 sur le MGoun

Après une nuit fraîche et peu reposante (comme toutes nos nuits sous tente), nous commençons par un petit plouf matinal pour atteindre une crête mieux orientée. 500m de déniv à pied et nous trouvons un décollage vers 3000m. Nous sommes au dessus de Telouet, à 80km du Mgoun. Le moral remonte et on se met en l’air. 4350m à la verticale du décollage. Aujourd’hui, après les déboires du Toubkal , on s’est promis de voler ensemble et de s’attendre pour ne pas perdre de temps en volant à contre temps. Ca paye, nous partons ensemble sur le relief suivant. Un thermique monstrueux nous propulse à 4700m en quelques tours, dommage nous n’avons qu’un vario solaire. J’aurais bien aimé connaitre la valeur instantanée. Une magistrale frontale me rappelle que je suis sorti du thermique par son côté « sous le vent », elle me fait à peine lever la tête tellement nos petites Diamirs réagissent bien. Nous ne les avons jamais prises en défaut. Derrière, les reliefs semblent plus complexes. On vise une grande combe Sud Ouest qui, nous l’espérons, nous offrira le même thermique que précédemment. Au lieu de ça, c’est de la brise forte et des bulles toniques qui nous accueille. Ici, le massif s’est élargi, il n’y a plus de ligne de crête bien démarquée délimitant les deux versants. Les reliefs sont plus bas, enchevêtrés suivant une logique qui nous échappe. Pas de vallée au fond, uniquement des ravins où alternent torrents de gros blocs et gorges étroites. Il n’y a pas de village à moins de deux jours de marche, ça ne monte pas. Cette partie du vol a été pour nous deux la plus complexe et la plus engagée que nous ayons jamais fait. Au bout de 30 kilomètres, les vallées se sont enfin réouvertes et les thermiques, les vrais, réapparus. Nous repassons enfin la barre des 4000m avec soulagement. Il est 16H, Nico me lance en radio un « On y va ! », il parle du Mgoun. C’est décidé, nous fonçons droit vers le sommet poussés par de l’Ouest. Un thermique énorme, par sa taille, nous dépose sur la lune ! Nous explosons de joie en enroulant ensemble, et en passant chacun des caps mythiques : 4500, 4810, 5000 pour finalement terminer à 5430m ! Durant la préparation du voyage, les quelques récits de planeurs trouvés sur le net nous avaient mis l’eau à la bouche en parlant de plafonds hallucinants. Nous espérions tous deux, secrètement, atteindre les 5000m. Rien de plus merveilleux quand un rêve se réalise au delà de vos espérances. Atteindre cette altitude durant un vol exceptionnel, avec un vrai copain qui enroule juste en face, ça ne s’explique pas. La pression amoindrie booste nos Diamir qui affichent des performances décuplées. Nous filons à 70 à l’heure droit vers le sommet. Commence alors une folle cavalcade sur les 30 kilomètres d’arête du Mgoun. Nous survolons le sommet 100m au dessus en faisant de grands gestes aux quelques randonneurs s’attardant sur le cairn sommital. L’objectif de la journée est atteint, je regarde le GPS il indique environ 55km jusqu’au gorges du Dades. Il est 16H45, on se dit qu’un « Hold Up » est encore faisable, nous continuons. A 18H, nous sommes à 4200 dans un thermique qui s’essouffle, il reste environ 20km pour arriver à l’entrée de la vallée du Dades avec un relief assez haut à passer. « Ca va être juste » mais nous n’avons pas le choix car il n’y a pas de village dans notre secteur. On s’avance, toujours poussés par de l’Ouest. A 3700m, je me dis que ça va vraiment être limite. Quand … Bip … Bip …le bien nommé nous aiguille vers une ascendance d’abord faible, puis bien consistante au bout de quelques tours. Le thermique est tout doux, énorme, nous enroulons à la sellette. Et alors qu’on s’attendait à le quitter vers 4000m, nous nous retrouvons rapidement à 4600. L’ascendance ralentie, commence à bouger. On insiste un peu … et bing, ça repart à fond. Ce phénomène s’est produit sur tous nos gros plafs, un « point dur » entre 4000 et 4500m était présent il fallait faire quelques tours un peu inconfortables avant que le thermique se réorganise. 5300m à 18h30 ! Le Dades est sous nos pieds. A perte de vue, s’étendent des montagnes aux allures de collines, aux ombres allongées par le soleil déjà bas sur l’horizon. Les couleurs s’embrasent. Une nouvelle fois, l’immensité de ces espaces est témoin de nos cris de joie. De si haut, le Dades n’est qu’une veine verte dans cet océan de rocailles. La suite n’est plus qu’une interminable glissade de 30 kilomètres à 75 à l’heure jusqu’au fond du Dades, les mains dans les poches, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, émerveillés par tant de magie. Nous nous posons à Tilmi à 19h dans une brise forte de Nord Est. 148 Km à l’Est de Telouet. Une cinquantaine de gamins nous accueillent à grands cris, il en sort de partout ! Nous plions nos voiles au milieu de cette euphorie générale. Un jeune sympa nous conduit dans une auberge 5km plus loin. Il est 20H30, le gérant ouvre pour nous. Les sept jours suivants ne seront plus volables, nous savourons d’autant plus ce vol qui restera à jamais tout en haut de notre tableau souvenir.

Bivouacs

Six bivouacs au total. Certains magnifiques sur des plateaux perdus, verdoyants. D’autres, plus scabreux dans le lit d’un Oued, ou sur un bord de route. Tous peu reposant physiquement, nous n’avions pas de tapis de sol. Si la voile isolait bien du froid et de l’humidité du sol, elle comblait beaucoup moins bien les irrégularités du terrain. Il nous est souvent arrivé qu’un Berbère nous amène le petit déjeuner le matin ou qu’il s’arrête une minute pour échanger quelques regards et nous indiquer une source aussi proche que discrète.

Particularités

Lors des premiers vols, on avait presque oublié qu’on était à 30°Nord, contre 45 en France. Sous ces latitudes, le soleil monte très haut dans le ciel. Les faces qui donnent le mieux ne sont pas forcément les plus raides. Les versants NNO du massif donnent de très bons thermiques. Il est parfois difficile de choisir un côté quand on est à cheval sur la crête.

Le temps entre les cycles thermiques nous a semblé très long. Les thermiques sont très larges et puissants et assez dur à centrer près du relief.
Il n’est pas rare que les brises des versants Nord débordent et dégoulinent sur les versants Sud dès 14-15H. Ce phénomène est encore plus présent dans la zone du Tizi n’Ticka et peut être très dangereux.

Regrets

Aucun !

Nous avons vraiment la sensation d’avoir optimisé les journées volables. Pour la marche, on ne pouvait pas faire plus. La décision de monter à l’arrière d’un pick-up pour parcourir les 50 derniers kilomètres, suite à une journée de marche harassante, avec une « tourista » qui n’en finissait pas de m’épuiser, s’est avérée sage. Physiquement, nous étions à bout et les journées suivantes n’étaient pas volables. Nous sommes simplement un peu déçus de ne pas avoir pu faire un dernier beau vol jusqu’au Djebel Ayachi, notre dernier objectif. Dame météo en avait décidé autrement. Mais comme nous a si bien glissé Guigui* : « Vous avez quand même survolé le Toubkal perchés, fait des plafs de Ouf et surement battu le record de distance au Maroc … Bandes d’enfoirés ! ». C’est vrai qu’on a vraiment rien à regretter.

*Le monde est petit : Guillaume CHATAIN a réalisé avec son pote Seb la même traversée 15 jours plus tôt. Ils ne savaient pas que nous préparions ce voyage et nous non plus. Sacrée coïncidence. On s’est parlé au téléphone 10 jours avant leur départ. Ils ont eut de meilleures conditions de vol qui leur a permis de voler beaucoup plus et d’atteindre Rich en parapente.

Quelques chiffres

14 jours de vol bivouac
370 km en vol et 250 à pied. Soit 500km à vol d’oiseau. Meilleur plaf : 5430m, plus long vol : 148 Km.
Poids des sacs : entre 23 et 25Kg.

Matériel

Voiles : Nervures Diamir
Sellettes : Nervures Fusion
Sacs : Nervures bivouac
Matos de bivouac et vêtements : Raid light-Vertical 2 Panneaux solaires 6 W : Asoltec

2 varios solaires : lebipbip.

Merci à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de cette aventure.

 

 Publié par à 10 h 38 min

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